Anthony Calvillo apprécie ses nouvelles fonctions

Mercredi 06 mai 2015

Anthony Calvillo apprécie ses nouvelles fonctions

MONTRÉAL – Le nouvel instructeur des receveurs de passes des Alouettes de Montréal, Anthony Calvillo, a bien hâte de mettre les pieds sur le terrain à l’occasion du camp pré-saison et à ses yeux, l’attaque des Moineaux devrait prendre son envol plus rapidement qu’en 2014.

Nommé à son poste le 29 janvier dernier, l’ancien quart-arrière s’attend à de belles choses en offensive durant la prochaine campagne, et ce, même si la formation montréalaise n’a inscrit que 360 points, l’an passé, soit le deuxième plus faible total de la Ligue canadienne de football (LCF).

Aussi, de nouvelles figures dans le vestiaire devraient appuyer le travail de l’entraîneur-chef Tom Higgins et de ses adjoints qui dirigeront le camp dès le 22 mai à Sherbrooke.

«On a acquis plusieurs gars d’expérience ayant un curriculum vitae impressionnant et une éthique de travail irréprochable, dont Fred Stamps, Nik Lewis et Samuel Giguère, qui nous amèneront différentes qualités», a-t-il expliqué mercredi, lors d’une entrevue tenue en marge de la soirée de lancement des Régates et festival de bateaux-dragons, un événement auquel il est associé à titre de porte-parole du programme CanSupport de l’Institut des Cèdres contre le cancer.

Le numéro 13 a d’ailleurs eu de bons mots pour les trois hommes.

«Fred remplacera adéquatement Duron Carter (qui poursuivra sa carrière avec les Colts d’Indianapolis de la NFL) par ses qualités athlétiques et surtout sa vitesse. C’est un gars tranquille qui fait très bien son boulot. Nik m’épate depuis longtemps. Sur chaque jeu, il se démarque facilement, a-t-il mentionné. Enfin, Samuel nous aidera avec sa polyvalence; c’est un joueur exceptionnel ayant évolué à plusieurs positions et qui sait où se placer.»

Par contre, il estime que les vétérans Brandon London et S.J. Green auront un rôle primordial auprès des nouveaux venus.

«Ils doivent assumer leur leadership et montrer comment ça se passe ici. La culture de l’organisation ici n’est pas la même qu’ailleurs», a-t-il affirmé.

Emballé par son nouveau défi

Une carrière remplie de succès sur la surface de jeu ne garantit cependant pas un séjour fructueux derrière les lignes de côté. Calvillo ne semble pas préoccupé par l’effet nouveauté.

«Chaque emploi ou tâche représente un défi en soi. Il y a de la pression, peu importe ce qu’on fait, a-t-il dit. Maintenant, je vais tenter le mieux possible d’inculquer mes connaissances aux autres. Je peux également dire que j’améliorerai mon groupe de receveurs et vice-versa. Ils feront de moi un meilleur instructeur.»

Une relation saine avec les supérieurs contribue aussi à donner le sourire à Calvillo, qui croit que la chimie entre les membres du personnel d’entraîneurs est solide.

«Mes liens avec (le directeur général) Jim Popp sont forts. Nous sommes devenus des amis, car c’est un homme ayant fait beaucoup pour moi et ceux l’entourant. Je pense que nous allons connaître de bons moments», a-t-il ajouté, sans néanmoins se prononcer sur le déroulement du prochain repêchage de la LCF.

Calvillo veut aider son prochain

Le couple d’Anthony et d’Alexia Calvillo est dur comme le roc et le redoutable cancer peut en témoigner, lui qui a été incapable de les assommer.

D’ailleurs, l’ancien quart des Alouettes de Montréal est à nouveau cette année associé aux Régates et festival de bateaux-dragons, un événement visant à soutenir l’Institut des Cèdres contre le cancer.

«Quand mon épouse a reçu le diagnostic en 2007, ce fut dévastateur, a spécifié celui ayant également été touché par la maladie deux ans plus tard, lorsque des cellules malignes ont été décelées dans sa glande thyroïde. Par contre, on a reçu beaucoup de soutien et les informations qu’on nous a transmises nous ont grandement aidés à traverser cette dure épreuve.»

«Ayant vécu cela, il est important pour nous d’appuyer les personnes aux prises avec ce problème de santé. C’est même notre responsabilité de le faire.»

D’après l’ex-vedette des Moineaux, cette bataille de tous les instants ne se déroule pas uniquement à l’intérieur du corps du patient.

«La lutte est physique, mais elle est également psychologique. Il importe d’avoir l’aide nécessaire dans la vie quotidienne et le soutien mental des proches et des intervenants agissant auprès du malade», a-t-il émis.

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