Controverse au Japon, un zoo nomme un singe Charlotte

Jeudi 07 mai 2015

Controverse au Japon, un zoo nomme un singe Charlotte

TOKYO – Appelés à trouver un nom pour un bébé singe, les visiteurs d’un zoo japonais ont plébiscité «Charlotte», en hommage à la petite princesse de Cambridge.

Mais, plongé dans l’embarras à la suite d’une avalanche de protestations, le parc animalier du Mont Takasaki envisage de chercher un nouveau prénom pour le petit macaque.

«Nous avons sollicité le public et « Charlotte » est soudain devenu le choix le plus populaire – avec 59 voix sur un total de 853 – après que le nom du nouveau bébé royal britannique a été dévoilé», a expliqué jeudi à l’AFP un responsable du Mt. Takasaki Wild Monkey Park.

«Avant l’annonce de lundi soir à Londres, il n’y avait eu aucune voix pour « Charlotte »», a-t-il assuré.

Il est de tradition, dans ce zoo du Kyushu (sud-ouest du Japon), de demander aux visiteurs de baptiser le premier macaque né dans l’année.

«Mais depuis que nous avons divulgué ce nom, nous sommes inondés d’appels téléphoniques et d’e-mails de gens trouvant inconvenant» de donner à un singe le même nom qu’un membre de la famille royale britannique, a avoué le responsable du parc animalier.

Selon l’agence de presse Kyodo, des Japonais choqués se sont interrogés : qu’en serait-il si un zoo britannique prénommait un animal d’après un membre de la très révérée famille impériale du Japon

La duchesse de Cambridge, Kate, épouse du prince William, a donné naissance samedi à une fille baptisée Charlotte Elizabeth Diana, qui est quatrième dans l’ordre de succession au trône.

Saisie de la polémique, la direction du zoo japonais pourrait décider de donner un autre nom au jeune macaque, selon le responsable.

Interrogée, l’ambassade de Grande-Bretagne au Japon s’est refusée à tout commentaire.

La famille royale britannique est très populaire au Japon – où elle contraste avec l’image sévère de la cour impériale du Japon – comme en a témoigné la récente visite du prince William suivie pas à pas par les médias nippons.