Encore des succès pour la Fromagerie du Presbytère

Mercredi 29 avr 2015

Encore des succès pour la Fromagerie du Presbytère

Les Producteurs laitiers du Canada ont décerné la semaine dernière le Grand Prix 2015 des fromages canadiens au Laliberté, fabriqué par la Fromagerie du Presbytère.«Les juges nous ont dit que c’était une belle note et un parfait équilibre entre le goût de champignon et de crème», a expliqué Jean Morin, propriétaire de la Fromagerie du Presbytère. Le Laliberté doit son nom au sculpteur Alfred Laliberté, né en 1878 dans cette petite bourgade des Bois-Francs.

Dans le cadre du grand prix, 270 fromages étaient en compétition dans 27 catégories. Une fois les gagnants de chacune des catégories désignés, les juges ont déterminé que le champion était cette pâte molle à croûte fleurie faite de lait pasteurisé. En 2011, un autre fromage de la Fromagerie du Presbytère, le Louis d’or, avait également remporté la plus haute distinction canadienne.

Une longue tradition

La famille Morin uvre dans le domaine de la production laitière depuis plus de 125 ans, toujours au même endroit, soit au centre du village en face du presbytère. Le grand-père de Jean, Louis Morin, a nommé la ferme Louis d’or.

En 2008, le presbytère était à vendre et ce fut l’occasion de transformer le lait de leurs vaches en fromage dans le bâtiment qui a été agrandi pour l’occasion.

Les fromages sont fabriqués exclusivement avec le lait de leur ferme. Les champs pour l’approvisionnement en fourrage sont certifiés biologiques, ce qui signifie qu’ils ne reçoivent aucun pesticide ni engrais chimique. Les animaux ne sont nourris qu’avec du foin sec. Les 80 vaches productrices de lait ont aussi accès au pâturage durant la belle saison.

Une douzaine de personnes travaillent à la fromagerie, dont le fils de Jean Morin, Thomas, Charles et Alexis, diplômés en agriculture de l’Université McGill qui veillent à la production laitière, et sa conjointe, Stéphanie Ouellet, qui en est la gestionnaire.

Les produits

La fromagerie produit actuellement huit variétés de fromage. «Nous fabriquons 80 000 kg de fromage par année et nous n’avons pas l’ambition d’accroître nos volumes. Ce que l’on vise, c’est de faire la meilleure qualité possible», a expliqué Jean Morin. Trois nouveaux fromages devraient s’ajouter d’ici la fin de l’été prochain.

Après le presbytère, voilà que la fromagerie vient de faire l’acquisition de l’église juste à côté. «Elle était vouée à la démolition et on a pu l’avoir pour la somme nominale de 1 $. La dernière messe a été célébrée il y a deux semaines.» Le bâtiment est en cours de transformation pour y aménager une salle d’affinage. «Certains fromages ont besoin d’un mûrissement de deux ou trois ans et l’on commençait à manquer de place ici», a précisé Jean Morin.

Histoire de préserver le patrimoine religieux, un petit oratoire sera construit au même endroit que l’ancien jubé. Les paroissiens auront donc accès à un lieu de culte à la fin des travaux, qui nécessiteront un investissement de 800 000 $.

L’histoire ne dit pas, cependant, si les prochains fromages porteront des noms comme le bénédicité ou le bedeau…