Italie, nouveau naufrage de migrants

Mardi 05 mai 2015

Italie, nouveau naufrage de migrants

ROME – Une quarantaine de migrants auraient trouvé la mort lors d’un incident sur leur canot pneumatique, ont raconté mardi des survivants arrivés à Catane, en Sicile, et accueillis par des membres de l’ONG Save the Children.

«Ils ont dit qu’ils étaient 137 sur un canot pneumatique qui s’est dégonflé ou a explosé – ce n’est pas clair – et qu’une partie d’entre eux est tombée en mer. Certains ont parlé de « très nombreux » morts, d’autres ont dit « une quarantaine »», a déclaré à l’AFP Giovanna di Benedetto, de l’ONG présente à Catane lors de l’arrivée des survivants.

Ces survivants faisaient partie d’un groupe de près de 200 migrants qui se trouvaient sur deux embarcations distinctes et ont été secourus ces derniers jours dans le Canal de Sicile. Les rescapés sont arrivés mardi dans le port de Catane à bord du cargo Zeran, qui transportaient également cinq cadavres.

Selon les survivants du naufrage, l’incident s’est produit peu avant les opérations de sauvetage de ce week-end, au cours desquelles les unités de la marine militaire italienne et les gardes-côtes ont secouru, avec l’aide de plusieurs navires marchands, près de 6000 personnes.

Plus de 3000 de ces immigrés sont arrivés à bord de différents navires lundi en Sicile et dans d’autres villes du sud de la péninsule et plus de 1000 autres mardi matin.

Une série de naufrages d’embarcations de migrants avait fait plus de 1200 morts en avril.

Mesures significatives demandées

L’Italie a appelé lundi l’Union européenne à prendre des «mesures significatives» face au flux ininterrompu des migrants en Méditerranée.

«Le sommet de l’UE (en avril, NDLR) a finalement confirmé le caractère européen du problème des migrants en Méditerranée, mais nous avons maintenant besoin de mesures significatives», a ainsi dit le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni dans un entretien téléphonique avec le commissaire européen chargé de l’Immigration, Dimitris Avramopoulous.

«Il ne suffit pas d’ajouter une dizaine de navires à ceux italiens» présents en Méditerranée pour résoudre le problème, a commenté mardi M. Gentiloni, demandant aussi une contribution européenne à «la lutte contre les trafiquants d’être humains», ainsi qu’une autre approche concernant le droit d’asile.